Pays pionnier en ce qui concerne les droits des femmes dans tout le monde arabe, la Tunisie envisage de rendre égaux les hommes et les femmes en matière d’héritage. Soutenu par le président tunisien, le pays montre une fois de plus son avant-gardisme dans le domaine de l’émancipation des femmes.

La Tunisie en quelques dates

Dans le monde arabe, la Tunisie est indéniablement le pays musulman où les femmes ont le plus de droits. Avec l’annonce faite cet automne autour d’un projet de loi soutenu par le président sur l’égalité hommes femmes en matière d’héritage montre l’ouverture du pays. Depuis les années 50 déjà le pays s’est démarqué et se positionne comme étant le plus progressiste du monde arabe.

En 1956 la polygamie est désormais interdite et lors d’un mariage le consentement de la femme devient primordial. Le divorce est accordé par une procédure judiciaire, la femme a le droit de vote, peut se faire élire au parlement et percevoir un salaire identique à celui des hommes.

En 2014 une nouvelle constitution prône l’égalité des citoyens et des citoyennes, égaux devant la loi sans discrimination. Une nouvelle victoire pour les femmes tunisiennes qui bien entendu ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin.

En 2017 elles obtiennent une loi contre les violences conjugales et la suppression d’un paragraphe décrié et contesté. Toujours la même année, une autre avancée et pas des moindres pour les droits des femmes tunisiennes, pouvoir épouser l’homme qu’elles souhaitent. Depuis 1973, une loi obligeait les non-musulmans qui souhaitaient épouser une musulmane de se convertir obligatoirement à l’Islam.

En 2017, les femmes présentent à l’assemblée nationale sont en nette augmentation. Un peu partout elles accèdent à des postes clés, ce qui bien entendu est une exception dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.